06 août 2004
aventures d'une grosse main 01

La grosse main et l'oiseau ...
Duck Bigjim Watchout project
A voir bientot ... très bientot ... épisodes tournés en aout 2001...
ancien message à Bartlebooth
réponse à bartlebooth voir : http://bartlebooth.blogs.com/bartlebooth/2004/06/non_cest_la_coo.html#comments
Résultat de l'en-quete...
Packa pack horse up and rest up yet
Ce sont les croqueurs d'os
qui remuent ainsi
les cimetierres, rien à voir,
donc, cher Watson
avec la coole ... coole qu'elle soit !
Ce sont des bêtes qui s'affairent sur les carcasses,
leur peau pendouille
et ils boivent comme alcool favori
le venin distillé des vipères.
Le croqueur d'os vit à la lueur
du "quatre heures"
de Colin Rosset.
Colin Rosset dévore la lune
et très lentement ...
parceque ça ne se dévore pas en
un "quatre heures", la lune, mosieur !
Et Colin, et le croqueur ont la réponse
à toutes nos questions,
en un seul mot, qui n'existe pas
parcequ'il n'a pas de nom.
Colin raconte :
-Mon premier est une couleur,
mon second est une couleur.
Mon premier veut manger mon second
et mon second (bien malin) se laisse croquer,
il se coule dans mon premier
grandit, grandit, grandit
gagne et fait tout péter !
Et c'est terminé.
Madame La PEau sous les Os ...
la grande catcheuse en image

Pelerinage

premier message : JOB le Premier Depressif
vendredi 6 août 2004<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
J’ai été longtemps en pension chez les bonnes sœurs, et pendant mon séjour chez elles j’ai été frappée par leur incapacité à traduire réellement « l’amour », je veux dire que toutes déformées qu’elles étaient par leur croyances limitées elles n’apportaient en aucun cas la lumière dont chacun d’entre nous à besoins pour « éclairer » sa vie.
Elles mutilent complètement le sens de « la Bible », je le dis aujourd’hui parce qu’il m’a fallu reprendre la lecture de ce livre étrange qui a longtemps fait partie des choses que je reléguait à l’inutile avec toutes les images de souffrances necessaires qui allaient de toutes façons à l’encontre de mon désir de bonheur.
Subsiste une question ; comment font-elles pour vivre dans une telle ignorance suspendues même à ce qui pourrait les « sauver » (j’utilise sciemment leur langage en espérant lui redonner sa couleur initiale) ???
Ou, autrement, comment peut-on etre aussi conne ?
Car elles sont connes ! Et elles vous prennent pour des cons par la même occasion !
Tel que je la lit aujourd’hui, la Bible fourmille d’indices très utiles … je ne me souviens pas qu’on ai parlé de Job, par exemple. Pourtant, maintenant que je connais ce texte, ce devrait-être le premier texte travaillé !
Voilà, seulement, (hé hé) Job ne chante pas vraiment les louanges du seigneur, nan, en tout cas pas vraiment au début … Job doute et la plus grosse connerie de mes copines les Nonnes est de ne pas commencer par ce doute, pourtant le doute est la meilleure des routes vers l’envie de savoir …
J’ai compris qu’il ne leur importe pas que nous ayons envie de savoir, il leur importe seulement de répéter les offices, encore et encore, stupidement, comme une « publicité » qui n’explique rien sur rien.
Les offices n’ont plus d’essence. Autant faire la messe en répétant « nian, nian, nian … » tout le monde s’en fout, personne ne comprend … et celui qui a de la chance fini par se poser la question : « mais qu’est ce que ça veut dire ? », et ne prend plus rien littéralement. Oué, en vérité je vous le dis, celui là il a un sacré bol !
JOB LE PREMIER DEPRESSIF
Elihu : introduction à l’analyse des rêves.
Livre de Job …
En gros, en long, en large, de travers Job a perdu la foi … enfin, c’est un peu direct, disons que Job est très en colère contre son Dieu parcequ’il ne voit pas très bien comment celui-çi exerce sa justice. Il parle avec des « vieux sages » qui répètent un peu bêtement des théories qu’ils n’ont vraisemblablement pas comprises…
Ainsi ce passage me paraît très interressant, là où Job dévellope touts les signes de la depression :
[19.13]
- Mes frères me tiennent à l’écart,
mes relations s’appliquent à m’éviter,
mes proches et mes familliers ont disparus
les hôtes de ma maison m’ont oublié (…)
Mon haleine répugne à ma femme
Mes propres frères me trouvent fétide
Même les gamins me témoignent du mépris
Si je me lève ils daubent sur moi.
Tout mes intimes m’ont en horreur,
Mes préférés se sont retournés contre moi (…)
Ainsi de suite, Job se plaint , se met en colère, ne voit que l’injustice, se concentre sur son nombril et face à lui personne ne parvient à l’éveiller, et puis à la fin intervient un jeune homme ; Elihu qui dit une chose bien singulière :
[32.Exorde]
- Je suis tout jeune encore
et vous êtes des anciens ;
aussi je vous craignais, intimidé,
de vous manifester mon savoir,
je me disais « l’âge parlera,
les années nombreuses livreront la sagesse,
A la vérite c’est un souffle dans l’homme
C’est l’inspiration de Shaddaï qui rend intelligent
Le grand âge ne donne pas la sagesse,
Ni la vieillesse le sens du juste,
Aussi je vous invite à m’écouter (…)
Pourquoi le (Dieu) chicanes-tu
Parcequ’il ne répond mot pour mot ?
Dieu te prale d’une façon ,
Et puis d’une autre sans qu’on lui prête attention.
Par des songes, par des visions nocturnes,
Quant une torpeur s’abat sur les humains
Et qu’ils sont endormis sur leur couche,
Alors il parle à l’oreille de l’homme
Par des apparitions il l’épouvante,
Pour le détourner de ses œuvres
Et mettre fin à son orgueil,
Pour préserver son âme de la fosse (…)
Elihu parle du message des rêves que l’homme rechigne à écouter, à l’instar des psychanalystes (comme Jung par exemple) qui signalent que l’inconscient tend à communiquer avec nous par le biais des rêves (rêves que nous ne comprenons plus) et que c’est sur eux qu’il faut nous pencher ….
A la fin Yahvé arrive et parle à Job, il lui parle de tout ce qu’il fait, en fait il « l’instruit », et Job reconnaît qu’il ne savait rien et retire ce qu’il a dit. Yahvé redonne à Job ce qu’il a perdu et blâme les Sages pour leur stupidité (leur incapacité au doute qui serait trop fatiguant …).
Sous cet angle, les textes sont différents … je me demande maintenant comment on peut vivre dans un tel ennui, sans doute !!!
Ta cervelle est en bois chère Sœur Madeleine et la tienne en carton, Sœur Elisabeth …